100 Parts de farine
Une farine n'est pas le fruit d'un seul blé mais le résultat
d'un mélange de variétés. Les moissons
se succèdent, porteuses de récoltes inégales,
la plus belle pouvant être suivie de la plus désastreuse.
La noblesse du métier de meunier consiste à fournir
des farines de qualité constante.
68
parts d'eau
Non ce n'est pas une erreur, il faut beaucoup d'eau pour faire
du pain
1 à
2 parts de levain
pour le pain de Tradition du Boulanger de Monge.
ou
50 parts
pour le pain biologique 100% levain.
Pas de pain biologique sans un agent de fermentation. Mais
lequel ?
Constitué à la base d'un mélange de farine
et d'eau, un levain est un organisme vivant et naturel. Le
boulanger doit le régénérer tous les
jours en rajoutant de l'eau et de la farine: le levain s'enrichît
ainsi au fil des années et peut durer toute une vie.
Il est "unique" et porte la marque de son créateur.
C'est tellement vrai, qu'une jeune épousée au
XVIIémeme siècle, avant l'arrivée des
levures industrielles, s'affirmait en apportant dans sa nouvelle
demeure son morceau de levain "chef".
Le Boulanger de Monge, en créant son levain voulait
à la fois conjuguer acidité, odeurs, saveurs.
Une culture à base de miel lui à permis de développer
un levain biologique aux arômes sucrés. C'est
un travail de tous les jours que de lui conserver son subtil
équilibre et son tendre parfum de pain d'épices
et d'agrumes.
et/ou très peu de levure
Le Boulanger de Monge travaille une
levure fraîche comme il travaille son levain. Elle fermente
plus de 12 heures avec de l'eau et un peu de farine biologique.
Utilisée en très petite proportion, elle donne
au pain de Tradition du Boulanger de Monge cette "mâche"
harmonieuse et savoureuse qu'offrent une mie souple et une
croûte craquante. Moins de levure c'est aussi le gage
d'une bonne conservation du pain.
et... beaucoup de temps
pour laisser au temps le temps de faire
son travail, Le Boulanger de Monge utilise les techniques
modernes avec prudence, conscient qu'un excès de mécanisation
compromettrait la qualité
de son pain.
Le bon pain, c'est d'abord un lent et court pétrissage
de tous les ingrédients pour que le gluten (substance
protidique de la farine) emmagasine le gaz carbonique lors
de la fermentation.
C'est alors que le
boulanger "signe" son pain de coups de lame,
non pour la seule beauté du geste mais aussi pour assurer
la bonne poussée du gaz carbonique pendant la cuisson.
Contrairement au four rotatif à chaleur tournante qui
offre une cuisson uniforme "sans personnalité",
le mode de cuisson pratiqué par le Boulanger de Monge
dans un four à soles en pierre des Vosges respecte
la structure de son pain et en assure le développement
harmonieux.
Déposés directement sur la sole , les pains
"explosent" sous la chaleur, assurant ainsi la dernière
pousse de la mie et favorisant la caramélisation de
la croûte.
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